Mot du Président de la République de la Côte d’Ivoire Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara

« L’accès aux soins de qualité, notre engagement »
Je souhaiterais tout juste prononcer quelques mots d’accueil aux différentes délégations. Et me réjouir de ce que le financement de la santé, ce secteur stratégique, nous mobilise tous. L’opportunité que nous offre la tenue de ce grand évènement qu’est le Dialogue National sur le Financement de la Santé (DNFS), à une période charnière de la mise en œuvre d’une composante importante de notre politique de santé, la Couverture Maladie Universelle(CMU) est pour moi porteuse d’espoir, à plus d’un titre. Ce sera un tremplin pour établir une connexion naturelle entre finance et santé, mais aussi poser un regard lucide sur notre politique de santé publique.

Les challenges dans ce secteur stratégique demeurent immenses, en dépit de nombreuses actions que nous avons menées depuis mon accession à la magistrature suprême en 2011. Avec notamment l’effectivité de la mise en œuvre de la gratuité des soins dès l’élaboration du premier budget national. Pour ma part, je reste convaincu que la santé ne sera jamais éloignée de l’action politique. C’est pourquoi, 2013 fut déclarée officiellement l’année de la santé, afin de matérialiser le droit des populations ivoiriennes à l’accès aux soins.
Dans la foulée, plusieurs actions en faveur de l’effectivité des soins gratuits ont été menées.
Aujourd’hui, sur la période 2016-2020, c’est plus de 883 milliards de FCFA que le gouvernement ivoirien s’apprête à financer dans ce secteur pour permettre aux ivoiriens d’avoir des soins de qualité.
C’est pourquoi, je veux à ce stade de mes propos féliciter l’initiative de l’organisation de ce Dialogue qui a vocation de regrouper tous les acteurs du secteur de la santé. Les autorités publiques bien-sûr, avec le Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique en tête, mais aussi les représentants des organisations non gouvernementales, des entreprises, des banquiers, des organismes internationaux impliquées telles que l’OMS, la BANQUE MONDIALE, l’UNICEF, les intellectuels. Je fais ici un clin d’œil à tous ceux et celles qui peuvent nous aider à financer nos programmes de santé. Pour ma part, je reste convaincu que la santé ne sera jamais éloignée de l’action politique et réitéré ma volonté de faire de la Couverture Maladie Universelle (CMU), l’épine dorsale de notre politique de santé.
C’est alors que le Dialogue National sur le Financement de la Santé, prend tout son sens, puisqu’il se loge au croisement de l’élaboration des grands projets de santé et de la finance.
Voici, chers amis, si nous sommes aujourd’hui ici, c’est parce que nous portons les espoirs de nos braves populations. Et c’est là que se situe la pertinence de notre devoir.
Il y a de cela plusieurs années que nous n’avons pas gagné le pari de mobiliser les ressources nécessaires pour financer l’essentiel des projets de santé. C’est pourquoi, je souhaite plein succès au premier Dialogue National sur le Financement de la Santé (DNFS).